Transmis par Azad Dans Sport
Si tous les chemins mènent à Rome, il n'en est qu'un seul qui conduira
à la victoire lors de cette finale de la ligue des champions entre Barcelone et Manchester
United. Il conviendra d'emprunter le bon lors de cette soirée de gala...
« Non, je ne pense pas qu'il y ait un duel avec Messi. » Cristiano
Ronaldo plante de suite le décor. Les attaquants sont attendus. Le
Portugais et l'Argentin plus particulièrement. Ces « gladiateurs » des
temps modernes peuvent permettre à eux seuls aux leurs de lever le
pouce en signe de succès. Comme au temps de la Rome antique !
« Quand mes défenseurs sont au meilleur de leur forme, personne ne peut les passer, pas même le Barcelonais, souligne Ferguson, détendu.
Et ce sont les joueurs qui peuvent créer qui feront ensuite la différence. »Si
les Mancuniens, vainqueurs de Chelsea (1-1 ap, 6-5 tab) à Moscou l'an
dernier, parvenaient à s'imposer, ils seraient les premiers depuis les
deux victoires de l'AC Milan en 1989 et en 1990 à ramener avec eux la «
coupe aux grandes oreilles » deux fois consécutives. Une récompense
pour Sir Alex, ce bâtisseur qui, à 67 ans, rêve comme un gosse devant
un sapin de Noël. Même en plein mois de mai, à Rome, avec ses 29°.
« C'
est étrange que le doublé n'
ait jamais été réalisé depuis longtemps. On a l'
opportunité de le faire », mentionne l'Écossais pour qui la possession du ballon sera essentielle.
Le Barça diminuéSamedi
soir, le Camp Nou a fêté dignement son Barça : un titre de champion et
la Coupe du Roi. Oui, mais voilà, le secteur défensif est, aujourd'hui,
particulièrement touché. Eric Abidal, Dani Alves suspendus, Marquez
opéré, les Blaugrana de Pep Guardiola, parmi lesquels Seydou Keita,
l'ancien Lorientais, qui pourrait évoluer comme défenseur latéral,
devront répondre sacrément présent pour obtenir la queue et les deux
oreilles au terme de la corrida romaine.
« Notre saison fantastique peut mal se terminer, admet l'entraîneur catalan.
On va affronter la meilleure équipe du monde. »Le
Barça, qui souhaite rééditer sa victoire de 2006, face à Arsenal (2-1)
à Paris, peut s'appuyer sur un superbe potentiel offensif, avec 30 buts
en 12 matches de Ligue des champions, 104 réalisations en 37 rencontres
de Liga. Merci Eto'o, Messi et Henry. Le Français, qui s'est entraîné
hier soir, sera de la partie, tout comme Iniesta, tous deux de retour
de blessure.
« Nous sommes ici pour
rendre hommage au football. Nous allons essayer de faire ce que nous
avons fait durant toute la saison. Nous allons jouer à 100 % », conclut Guardiola. À Rome, Manchester United veut rester l'empereur de l'Europe au pays de César. Pour un triomphe !
- Note:
- Source : Didier CHEVALIER , Ouest France