Chères lectrices et chers lecteurs du site jeunessekurde.fr, à l'heure où la diffusion de ROJ TV a été suspendu par l'opérateur satellite français EUTELSAT SA, nous avons le plaisir de vous présenter la place des pays dans lesquels vivent les Kurdes au sein du classement 2011-2012 de la liberté de la presse. Ce classement est diffusé par RSF (Reporter Sans Frontières), ONG (organisation non gouvernementale, qui milite pour la défense de la liberté d'expression dans le monde. On a décidé de se pencher sur la Turquie, l'Iran, l'Irak et la Syrie.

TURQUIE

À l’heure où elle s’affiche comme un modèle régional, la Turquie (148e, -10 places) opère un grand retour en arrière. Loin des réformes promises, la justice a lancé des rafles de journalistes d’une ampleur inédite depuis le régime militaire.

À la 148e place (-10), la Turquie poursuit sa descente aux enfers. Malgré le pluralisme et la vivacité de la presse turque, l’année 2011 marque une brutale escalade dans le harcèlement judiciaire dont les journalistes sont l’objet. Au nom de l’argument "antiterroriste", des dizaines d’entre eux ont été jetés derrière les barreaux avant même d’être jugés, notamment dans le cadre des affaires Ergenekon et KCK. L’élargissement inédit du spectre de ces arrestations, les écoutes téléphoniques massives et le mépris du secret des sources contribuent à réintroduire un certain climat d’intimidation parmi les professionnels des médias.

SYRIE
Déjà très mal classée en 2010, la Syrie s’enfonce un peu plus dans le classement (176e) : censure absolue, surveillance généralisée, violences aveugles et manipulations du régime ont rendu impossible le travail des journalistes.

IRAN
En Iran (175e), la répression et l’humiliation des journalistes ont été érigées depuis de nombreuses années en culture politique du pouvoir. Le régime se nourrit de la répression des médias.

IRAK
L’Irak (152e) perd 22 places et se rapproche de façon inquiétante de sa position de 2008 (158e).
Note:
source : RSF REPORTER SANS FRONTIERES