Communiqué de l'association de la jeunesse Kurde Arjîn




Le 15 février 1999, il y a douze ans, restera marqué à jamais comme un jour noir dans l'histoire des Kurdes. Le 15 février 1999, ce n'est pas seulement la capture d'un homme, Abdullah Ocalan, le président du PKK. Le 15 février 1999, c'est aussi l'espoir d'un peuple brisé, la fierté d'un peuple piétinée par les puissances internationales, la volonté de paix et de liberté d'un peuple vendue en échange de petits arrangements et de contrats économiques.

Ce peuple, c'est le peuple kurde. Mais le cynisme des grandes et petites puissances de la scène internationale, motivé par le système capitaliste qui pousse à vouloir toujours faire plus de profits - à n'importe quel prix -, d'autres peuples en ont aussi fait les frais. Jusqu'à très récemment encore, en effet, les puissances occidentales soutenaient les régimes tunisien et égyptien. Elles continuent de soutenir bon nombre de régimes non-démocratiques, partout dans le monde, et notamment au Moyen-Orient.