Jeunesse Kurde - Association Arjîn
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jan 21

Le 14 janvier 2010, Azad Lotpoury, directeur du journal en langue kurde et persane Yaneh, a été arrêté à son domicile dans la ville Sanandaj (Kurdistan), par des agents du ministère des Renseignements. Le domicile du journaliste a été perquisitionné pendant plusieurs heures. Les ordinateurs et des livres ont été confisqués, la porte et les fenêtres ont été fracturées, et des membres de sa famille ont été insultés. On ignore les motifs de l’arrestation d’Azad Lotpoury et le lieu de sa détention.
Plusieurs des journalistes arrêtés depuis plus de dix jours sont toujours détenus dans des lieux gardés secrets. Leurs familles et leurs avocats sont sans nouvelles depuis. Tel est le cas deKivan Mehrgan, journaliste du quotidien Etemaad, de Nassrin Vaziri, journaliste de l’agence ILNA, et du reporter Abdolreza Tajik, de Mashaallah Shamsolvaezin, porte-parole de l’Association des journalistes iraniens et du Comité de défense de la liberté de la presse. La famille d’Emadoldin Baghiest également inquiète pour le sort du journaliste suite au bref coup de téléphone qu’il a pu passer depuis la prison d’Evine, et au cours duquel il a prononcé la phrase « Je ne me sens pas bien. » Mme Fatemeh Kamali-Ahmad-Sarai a déclaré être très inquiète d’autant que, lors de l’arrestation de son mari, des agents du ministère des Renseignements avaient ouvertement menacé le journaliste en disant que s’il maintenait ses positions, « il n’est pas sûr qu’il reste en vie ».
Selon les informations recueillies par Reporters sans frontières, plusieurs des journalistes arrêtés à Téhéran sont entre les mains des Gardiens de la Révolution et sont emprisonnés dans le dortoir 240 de la prison d’Evine. Ces journalistes subissent d’importantes pressions pour passer aux aveux. Contrairement aux dispositions prévues par la loi iranienne, leurs noms ne figurent pas dans les registres officiels de la prison, ni sur le site du ministère de la Justice.
Contacté par Reporters sans frontières, Me Nemat Ahmadi, avocat de plusieurs journalistes, dont Ali et Mahssa Hekmet, Mohammed Reza Zohdi, a expliqué que « les autorités justifient le fait de ne pas autoriser les avocats à voir leurs clients par une modification de la procédure judiciaire qui n’était pas initialement prévue dans la loi. Ils ont ajouté une période pendant l’enquête au cours de laquelle le dossier est confié à un “spécialiste du dossier“, avant que l’enquête ne soit transmise au parquet. Au cours de cette période spéciale, aucune information n’est donnée aux proches ou aux avocats sur les personnes arrêtées. »
La Commission d’autorisation et de surveillance de la presse du ministère de la Culture et de l’Orientation islamique a suspendu les licences de nombreux journaux. L’hebdomadaire Hemat, publication conservatrice proche du gouvernement, a été suspendu le 14 janvier 2010. Le 18 janvier, Moj Andisheh (La vague d’opinions), publication de l’équipe de Hemat, a également été suspendu. Ces deux publications sont les victimes du règlement de comptes entre les différents clans conservateurs.
Plusieurs fois suspendu au cours des dernières années, le journal Farhang ashtia été définitivement fermé le 18 janvier et sa licence annulée par le
ministère de la Culture et l’Orientation islamique. D’après un
communiqué publié sur son site, cette décision fait suite à la
publication de commentaires relatif à l’avertissement émis par le
nouveau responsable de la presse du ministère de la Culture et de
l’Orientation islamique, Mohammed Ali Ramin. Depuis sa prise de
fonction en octobre 2009, ce fidèle conseiller de Mahmoud Ahmadinejad a
multiplié les avertissements et les menaces à l’encontre des médias,
notamment la presse écrite
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